Le salon chinois

Ce salon renferme ce que l'on appelle des « chinoiseries ». Ce genre d'objets arrive en France à partir du XVIIe siècle grâce aux ambassadeurs du Siam, l'actuelle Thaïlande. Entre 1684 et 1686, les bateaux qui les accompagnent sont en effet remplis de cadeaux à destination du roi Louis XIV. 

Dans cette pièce...

Deux panneaux de laque à la feuille d’or. Cette double porte datant du XVIIIe proviendrait du sac du palais d’été de Pékin mené par les troupes franco-anglaises en 1860. Les personnages en haut à gauche, se détachant sur le fond noir, semblent être les membres d'un orchestre, ce qui laisse penser que cette porte devait fermer l'entrée de l'opéra du palais.

Un paravent. Couvrant toute la surface du mur, ce paravent est en laque dite de « Coromandel ». 

La commode Baumhauer. Réalisée par l’ébéniste Joseph Baumhauer au XVIIIe siècle, elle est en laque camomille, du nom que prend sa couleur avec le temps. 

Une collection de quartz rose et de jade. Le quartz rose est une pierre très dure ne pouvant être taillée que dans un seul sens. Si l'artisan ne respecte pas le sens de taille, il créé une cassure qui se propage dans la pierre et la rend laiteuse. On voit la marque de l'un de ces accidents sur le mufle du dragon. Les jades, quant à eux, sont de type « gras de mouton » avec un éclat savonneux caractéristique. En Chine, cette pierre est réservée à l'Empereur car elle est la plus pure, la plus rare et donc plus chère que l'or.