Les jardins

Jardin à la française

Ce jardin principal, Béatrice l’a conçu en forme de pont de bateau, orné de cascades et de bassins, avec le temple de l’Amour en proue. Elle pouvait ainsi s’imaginer, voyant la mer de chaque côté, être à bord du bateau à vapeur "Ile de France", dont elle avait donné le nom à la villa en souvenir d’un voyage mémorable. De la loggia, l'amirale Béatrice pouvait même surveiller son équipage d’une demi-douzaine de figurants habillés en marin et coiffés de bérets à pompon rouge !

Oliviers centenaires, haies de cyprès, pins d’Alep, le parc fait la part belle aux arbres. Ce jardin se compose d’un parterre haut devant la villa, de pelouses ornées de pots à feu et de grands vases de la Renaissance italienne, dit "vases de cardinaux", d’un grand parterre avec son canal et ses bassins. Une note exotique est apportée par les palmiers, les bouquets de cycas, les très rares dasylirions graminifolium et le banyan centenaire.
Pour ajouter à la féerie, des jeux d’eau musicaux surgissent du grand bassin et offrent le spectacle d’un grand ballet aquatique, unique et original.

Les jardins de la Villa sont traités de façon bio depuis quelques années. Tous les traitements chimiques ont été supprimés au profit :
- de purins d'ortie et de consoude,
- d'engrais organiques,
- d'un traitement aux U. V. des bassins 
- de lâchers de coccinelles contre les pucerons des rosiers,
- d'un traitement à l'huile colza pour les orangers, 
- de biostimulants pour les buis, 
- d'un traitement des rosiers avec un produit à base d’huiles essentielles de citron et sarriette...

Jardin espagnol

Traversé par un étroit canal entouré de plantes, il voit, dès le mois de mars, les floraisons de plantes odorantes se succéder : chèvrefeuilles courant la pergola, brugmansias se mirant dans l’eau, sans oublier une haie majestueuse de jasmins étoilés.

L’intérêt de ce jardin des délices ne se limite évidemment pas au seul plaisir olfactif. Tous les sens se trouvent ici mobilisés : le goût avec les grenadiers et oliviers, la vue avec le spectacle surprenant du rosier centenaire de Lady Banks se déployant à un mètre au-dessus du sol, des alstroemères, et bougainvillées tapissant les murs. Une véritable symphonie en rouge et blanc.

Le jardin florentin

Composé d’une allée bordée de cyprès centenaires, il est agrémenté d’un escalier en fer à cheval, abritant en son centre une statue néoclassique de Jean-Baptiste Boyet, représentant « Zéphyr contrariant les amours d’une rose et d’un papillon ». 

Ce jardin s’enorgueillit également de quelques spécimens remarquables plantés à la Belle Epoque : acacia farnesiana et karoo, nolina longifolia, et oreopanax nymphaeifolius.

Le jardin lapidaire

Enclos en forme de quadrilatère, le jardin lapidaire met en scène, à l’ombre d’un camphrier et d’oreopanax epremesnilianus, des bas-reliefs et des gargouilles provenant d’édifices civils ou religieux. C’est un spectacle étrange qui se dévoile à vos yeux avec une accumulation recherchée d'œuvres d'art, de provenances et d'époques diverses. 

Ici règne une ambiance de sous-bois. Grâce à l’ombre des arbres centenaires, des plantes de sous-bois à terre de bruyère fleurissent dès mars : aux camélias succèdent les azalées, rhododendrons, fushias et enfin les hortensias. 

Le jardin japonais

Le jardin japonais est appelé « Cho-Seki-Tei », ce qui signifie « jardin où l’on écoute tranquillement l’agréable bruit des vagues au crépuscule ». Créé en 2003 par le professeur Fukuhara, grâce à la générosité de Nippon TV, il présente différents types de jardins japonais, recréés autour des cèdres et filaos plantés à l’époque de Beatrix : le jardin sec, d’eau et de montagne.

L’atmosphère de plénitude et de sérénité qui y règne, nous rappelle que ce jardin très proche de la nature, est avant tout un jardin de méditation.

Le jardin exotique

Anciennement appelé jardin mexicain, le jardin exotique fut presque détruit lors des grandes gelées de 1985. Il est le royaume des plantes succulentes et cactées gigantesques. Les inflorescences orangées des aloès réchauffent le jardin en hiver, tandis que les floraisons rouges des figuiers de barbarie et érythrines illuminent les mois d’été.

Outre les impressionnants cierges et euphorbes qui vers le ciel, le musée s’enorgueillit d’une remarquable collection de broméliacées et crassulacées, le tout ponctué de quelques plantes à codex et épiphytes.  

 

Roseraie

Contrastant avec le jardin précédent, la roseraie, à la pointe de la propriété possède plusieurs variétés de roses anciennes et hybrides modernes : tiges, grimpantes et buissonnantes.

Un coin à part, avec son petit temple hexagonal dont le centre est occupé par la statue représentant une allégorie de la source.

Le jardin provençal

Les multiples sentiers du jardin dit provençal sont bordés d’oliviers, lentisques et pins courbés par le vent. Les espèces endémiques foisonnent : romarin, ciste santoline, vipérine, hélichryse, sans oublier les lavandes au milieu desquelles trônent désormais quelques ruches.